Euthanasie des Enfants au Québec – La Coalition demande d’intervention au Procureur général du Canada

Avertissement aux parents: Le Gouvernement du Québec ouvre la porte à l’euthanasie des enfants

La Coalition des médecins pour la justice sociale implore les citoyens de s’informer et de s’impliquer, et présente une plainte formelle au Procureur-général du Canada.

Pour communiquer avec votre representant, veuillez réferer au document ici.

Si le projet de loi est adopté, la porte sera non seulement grande ouverte à des personnes qui ne sont pas en phase terminale d’une maladie mais aussi pour permettre l’euthanasie des enfants, selon la Commission des

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r Georges Casteur présentera les conclusions de 10 ans d’expérience de l’euthanasie

Date : 10 octobre 2013Georges Casteur presente a Quebec contre la loi 52
Heure : 12H15

Endroit : Édifice André-Laurendeau
Salon Jacques-L’Archevêque
1050, rue des Parlementaires Québec QC

Lors de la dernière journée de l’audience publique sur les « soins en fin de vie » Dr Georges Casteur, un médecin belge, directeur médical IMBO (hôpital de revalidation locomotrice et neurologique à Ostende de 1976 à 2012) va présenter les conclusions de 10 ans d’expérience de l’euthanasie. Il va témoigner des conséquences et de la pente glissante qui s’est installée dans son pays .

Nous aurons aussi l’occasion de rencontrer un couple québécois, Monsieur Jacques Roy et sa conjointe Madame Diane Bergevin, qui a vécu des moments difficiles avec l’apparition de deux tumeurs, l’une derrière l’œil gauche et l’autre au poumon qui ont nécessité une chirurgie en 2011. Malgré la gravité de la maladie, le couple se réjouit d’une amélioration inattendue suite aux traitements. M. Roy va discuter des dangers d’un pronostic trop sombre établi par des médecins et « les pressions de l’extérieur » qui peuvent mettre en péril la santé et la survie des patients.

Le docteur Paul Saba, un médecin de famille et co-président de la Coalition des médecins pour la justice sociale va démontrer les risques mortels inhérents à l’euthanasie dans le monde actuel et la perte de l’autonomie individuelle si le projet de loi 52 voit le jour.

L’euthanasie – dangereux pour les patients non en fin de vie, illégale pour les médecins et un conflit d’intérêt pour le gouvernement

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La Coalition des médecins pour la justice sociale présentera son mémoire sur le projet de loi n°52 – Loi concernant les soins de fin de vie, qui sera déposé en commission parlementaire le 24 septembre 2013 à 19h30.

Dr Paul Saba va démontrer comment le projet de la loi 52 va à l’encontre des valeurs fondamentales de la médecine, et comment les balises et contrôles prévus par le législateur seront incapables de protéger la vie et la santé des personnes en « fin de vie » et « non en fin de vie ».

Me Dominique Talarico va présenter les arguments légaux pour expliquer les dérives d’un système juridique et médical et les risques non négligeables d’un accès à l’euthanasie.

Mme Hélène Beaudin, qui a perdu son père en 2010 et accompagne sa mère atteinte du cancer en fin de vie, ne souhaite l’euthanasie ni pour sa mère ni pour autrui, et va présenter son témoignage.

La triste histoire de la mort de la mère (64 ans) d’un  professeur belge, permise par l’application de la loi sur l’euthanasie de Belgique, découlant de sa dépression, sera discutée.

SOURCE : Coalition des médecins pour la justice sociale

L’euthanasie légale a changé la Belgique – Dr. Sc. Tom Mortier, PhD

La triste histoire de la mort de la mère (64 ans) d’un professeur belge, permise par l’application de la loi sur l’euthanasie de Belgique, découlant de sa dépression. « À la mémoire de mon père et de ma mère »

 

Depuis 2002, la Belgique permet l’euthanasie aux citoyens qui souffrent de douleurs insupportables et intraitables

Nombre de cas déclarés d’euthanasie en Belgique
2003 235 2008 704
2004 349 2009 822
2005 393 2010 953
2006 429 2011 1133
2007 495 2012 1432

98% des cas déclarés d’euthanasie ont été demandés par un patient conscient alors que dans 2 % des cas, la procédure a été complétée chez des patients qui n’étaient pas conscients mais qui avaient dicté leur volonté antérieurement

Source – The fifth report (2010‐2011) to the legislative chambers dawn up by the Federal Commission for Control and Assessment of Euthanasia & http://www.ieb-eib.org/en/pdf/20121208-dossier-euthanasia-in-belgium-10-years.pdf

The Coalition of Physicians for Social Justice invites a Belgian lecturer who blames the Belgian euthanasia law causing the death of his depressed mother

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MONTREAL, Sept. 12, 2013 /CNW Telbec/ – Dr. Tom Mortier (PhD) lecturer of chemistry at University College Leuven in Belgium, critiqued the Belgian euthanasia law at a press conference in Montreal. On April 20, 2012, he learned from the hospital without prior notice that his mother at the age of 64 was euthanized the previous day by a lethal injection at the Hospital of the Free University of Brussels. His mother did not suffer an incurable disease like cancer or a neurodegenerative disease such as Lou Gehrig’s disease. She suffered from chronic depression. The euthanasia death was carried out by an oncologist Lire la suite

La Coalition des médecins pour la justice sociale invite un professeur belge qui dénonce la loi de l’euthanasie qui a provoqué la mort de sa mère dépressive

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MONTRÉAL, le 12 sept. 2013 /CNW Telbec/ – M. Tom Mortier, professeur de chimie au Leuven University College en Belgique, a dénoncé la loi sur l’euthanasie lors d’une conférence de presse à Montréal. Le 20 avril 2012, il avait appris par l’hôpital sans préavis que sa mère de 64 ans avait été euthanasiée la journée précédente par une injection létale à l’hôpital de Vrije Universiteit Brussel (the Free University of Brussels). Sa mère ne souffrait pas d’une maladie incurable comme un cancer ou une maladie neurodégénérative telle que la maladie de Lou Gehrig. Elle souffrait d’une dépression chronique. La mort par l’euthanasie a été réalisée par un oncologue sur la recommandation d’un seul psychiatre. D’autres psychiatres Lire la suite

Rendre l’euthanasie inutile

L’Assemblée nationale du Québec étudiera l’automne prochain le projet de loi 52, qui propose de reconnaître comme légale l’euthanasie (ou l’«aide médicale à mourir») pour les patients porteurs d’une maladie sévère et incurable associée à une détérioration importante et irréversible de leur condition médicale.

Les soins palliatifs sont-ils une alternative à l’euthanasie?

Plusieurs études ont montré que les soins palliatifs sont efficaces pour soulager les patients en phase terminale. Cependant, il faut que les gouvernements accordent une priorité aux soins palliatifs en terme de médication et de support à des équipes de professionnels qui sont en mesure d’apporter un support médical, psychologique et social à ces malades.

À l’heure actuelle, au Québec, seulement 20% des patients en phase terminale ont accès aux soins palliatifs. La majorité des patients concernés montrent donc une inquiétude bien légitime vis-à-vis la souffrance de la fin de leur vie. Si on offrait des soins palliatifs adéquats à ces patients, l’euthanasie deviendrait inutile.

Y a-t-il des risques de dérapage?

En 2002, l’adoption d’une loi autorisant l’euthanasie en Belgique entraîna 24 décès assistés. En 2011, ce nombre s’éleva à 1,133 décès. L’an passé, des jumeaux identiques physiquement actifs et âgés de 43 ans furent euthanasiés après avoir montré un trouble génétique provoquant une cécité progressive. Actuellement, le Sénat belge discute de la possibilité d’élargir l’accès à l’euthanasie aux mineurs souffrants et affectés par une maladie sévères.

Les balises sont-elles suffisantes?

Un médecin peut-il, par une évaluation de 30 à 60 minutes, faire un examen en profondeur d’un patient en phase terminale pour certifier que l’euthanasie est une option de choix? Le tiers des patients euthanasiés en Belgique n’auraient pas été en mesure de donner un consentement libre et informé. Toujours en Belgique, 50% des cas d’euthanasie n’ont pas été rapportés aux autorités.

L’euthanasie peut-elle vraiment être un choix libre?

Le système de santé au Québec manque de ressources financières et il vient de subir des compressions de l’ordre de 100 millions. Entre autres conséquences, les patients âgés dans des résidences doivent demeurer souillés par l’urine ou les selles pendant des heures, et un certain nombre de personnes développeront des plaies de lit. Plusieurs d’entre elles souffrent de déshydratation et de malnutrition. Et lorsque ces patients entrent en phase terminale, ils n’ont pas accès aux soins palliatifs.

Il faut donc s’interroger davantage avant d’ajouter l’euthanasie aux soins médicaux. Le gouvernement du Québec a-t-il l’intention de prioriser l’accès aux soins palliatifs? Si les patients en phase terminale n’ont pas accès à de tels soins, peuvent-ils vraiment faire un choix libre et informé pour décider d’utiliser un cocktail létal? L’euthanasie représenterait elle la solution finale d’un système de santé déficient pour les patients en phase terminale?

Publié le 29 juin 2013 dans La Presse
« Rendre l’euthanasie inutile » –
Lettre sur les motivations financières derrière la volonté de légaliser l’euthanasie

Paul Saba est médecin et coprésident de la Coalition des médecins pour la justice sociale.